Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
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Gendarmeries étrangères


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Gendarmerie nationale algérienne

Implantée en Algérie à partir de juin 1830, la gendarmerie française a exercé ses prérogatives sur ce territoire transformé, en départements français, jusqu’à l’indépendance proclamée en 1962. La Gendarmerie nationale algérienne est créée par l’ordonnance n° 62-019 du 23 août 1962 signée par le président de l’Exécutif provisoire de l’État algérien, Abderrahmane Farès. Son premier commandant en chef est le colonel Ahmed Bencherif (1962-1977). Dès 1963, son personnel se dote d’un uniforme de couleur vert foncé et arbore l’insigne actuel réalisé par Mohamed Racem. À partir de 1969, la Gendarmerie nationale algérienne accélère le processus d’arabisation de ses structures et l’emploi de la langue arabe. La France participe à la formation de son personnel jusqu’en 1971. Les effectifs augmentent, passant de 3 000 hommes en 1962 à 10 500 hommes en 1987.
Dans les années 1980, la Gendarmerie nationale algérienne doit faire face au printemps berbère de 1980 et aux émeutes de Sétif de 1986. Pendant cette période de forte tension sociale, un décret présidentiel, daté du mois de mai 1988, précise davantage les missions et l’organisation de la Gendarmerie nationale algérienne. Le corps s’adapte à la nouvelle constitution, élaborée après les émeutes d’octobre 1988, qui prône la démocratie et le multipartisme.

En 1991, ce processus est brutalement interrompu par la victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) visant l’instauration d’un État islamique. Confrontée à une véritable guerre civile, la Gendarmerie nationale algérienne, forte d’environ 45 000 hommes, est insérée dans le dispositif global de lutte contre le Groupe islamique armé (GIA). En 1999, l’avènement du président Abdelaziz Bouteflika ramène la paix civile. La Gendarmerie nationale algérienne connaît un important essor en termes d’effectifs et de moyens, depuis le début des années 2000. Le décret présidentiel n°009-143 du 2 avril 2009 réorganise le corps et le conforte dans l’accomplissement de ses missions tant de police judiciaire et administrative que militaires. Ce décret lui confère une réelle autonomie en matière de budget et de gestion financière. La Gendarmerie nationale algérienne s’ouvre davantage sur l’extérieur en développant des relations de coopération avec les autres gendarmeries et corps similaires des autres pays.

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