Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
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Gendarmeries étrangères


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Gendarmerie nationale de Djibouti

Avant l’indépendance proclamée le 27 juin 1977, la gendarmerie française est présente dans cette colonie, appelée Côte française des Somalis, depuis 1919. Arrivés à la demande du gouverneur, les premiers gendarmes français débarquent à Djibouti avec un détachement composé d’un chef de brigade et de deux gendarmes à pieds. Cet effectif reste stable jusqu’en 1945. Après la Deuxième Guerre mondiale, devant l’importance du développement de la ville, la gendarmerie adapte son service et son organisation. Tandis qu’une portion centrale demeure à Djibouti, des postes sont établis à Ali-Salieh, Dikhil, Tadjoura, Loyada et Arta. La gendarmerie de l’époque comprend aussi des pelotons mobiles et des pelotons de gardes ayant un recrutement local. Le détachement de la gendarmerie de Djibouti se transforme en groupe en 1957, puis en groupement. En 1967, la Côte française des Somalis devient le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI). En février 1976, dans un contexte de tension politique lié aux revendications indépendantistes, le GIGN intervient lors de la dramatique prise en otage d’un car scolaire à Loyada. Au moment de l’indépendance, le groupement de la gendarmerie de Djibouti compte 700 hommes dont un certain nombre de supplétifs locaux. La gendarmerie djiboutienne est créée le 6 juin 1977, avec, à sa tête, un directeur civil. En 1979, le poste de directeur est supprimé et l’institution est placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées djiboutiennes. Elle constitue un corps de l’armée nationale.

En 1991, la gendarmerie participe aux côtés des autres forces armées à la guerre contre le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD). Avec les mobilisés, on compte dans ses rangs près d’un millier d’hommes. Le 1er janvier 1999, elle acquiert son autonomie institutionnelle. Elle quitte les forces armées djiboutiennes et se trouve placée directement sous les ordres du ministre de la Défense. À sa tête est placé un colonel nommé chef d’état-major de la Gendarmerie nationale. En 2002, la Gendarmerie nationale de Djibouti se voit retirer la sécurité présidentielle et la surveillance de l’enceinte portuaire. Ses effectifs diminuent. En 2007, elle totalise près de 680 militaires. En 2008, le GIGN djiboutien est créé. En 2009, la gendarmerie des transports aériens est mise sur pied, tandis que la mission des gardes-côtes de la Marine nationale est transférée à la gendarmerie jusqu’en 2011. En 2012, deux escadrons de gendarmerie mobile sont créés.

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