Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
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Gendarmeries étrangères


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Gendarmerie roumaine

Le 3 avril 1850, le prince de la Moldavie, Grigore Alexandru Ghica, signe l’acte de naissance de la gendarmerie roumaine avec la « loi pour la réforme des serviteurs en gendarmerie ». « L’office princier et les instructions pour la Gendarmerie dans la principauté de la Moldavie » du 25 juillet 1850 déterminent les modalités de mise en œuvre de la loi. Après l’union de la Valachie et de la Moldavie en 1859 sous Alexandru Ioan Cuza, la gendarmerie a été subordonnée au ministère de la Guerre comme une force armée indépendante. La même année, le régiment de gendarmes de Moldavie se transforme en légion. En 1863, la gendarmerie de Bucarest est créée. Pendant la guerre d’indépendance (1877-1878) menée lors de la guerre russo-turque, la gendarmerie roumaine assure la police aux armées et prend part aux combats. Après deux tentatives de légiférassions en 1885 et 1887, la gendarmerie roumaine est réorganisée par la loi du 30 août 1893. En la rebaptisant gendarmerie rurale (Jandarmeria Rurala), la loi lui confère, selon le modèle français, une personnalité distincte au sein des institutions étatiques. Critiquée pour son impréparation face à la grande révolte paysanne de 1907, la gendarmerie roumaine est réorganisée par de nouvelles lois en 1908, 1911 et 1913.

Lors de la Deuxième guerre balkanique en 1913, puis de la Première Guerre mondiale, la gendarmerie assure la mobilisation rapide de l’armée roumaine, les tâches de la police militaire, la police des frontières, la tâche des installations importantes. elle organise l’évacuation pendant la retraite de 1916. Le corps est aussi engagé des combats pendant la campagne de 1917, puis supervise la démobilisation de l’armée en juillet 1918, la remobilisation en octobre 1918 et le maintien de l’ordre dans les nouveaux territoires après l’armistice.

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, isolé après la défaite française, le roi Charles II se rapproche des forces de l’Axe, ce qui ne l’empêche de perdre 1/3 de son territoire. La gendarmerie assume de nouvelles tâches de police militaire et participe à la déportation des Juifs et des Tsiganes en Transnistrie en 1941 et 1942.

Après la guerre, le basculement de la Roumanie dans le bloc soviétique entraîne la disparition de la gendarmerie en janvier 1949. La fin de la guerre froide, puis la chute du dictateur Ceaușescu permettent la renaissance de la gendarmerie roumaine rétablie le 5 juillet 1990 suivant l’exemple français, avec une loi propre d’organisation de la gendarmerie votée par le Parlement le 18 juin 1998. En 1004, la loi no.550/2004 redéfinit l’organisation et le fonctionnement de la gendarmerie roumaine.

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