Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
Loading
Pour consulter notre catalogue des publications et commander rapidement vos ouvrages cliquez sur la rubrique LIBRAIRIE

Gendarmeries étrangères


Choisissez le pays souhaité : (cette recherche n'est pas branchée)


Troupes de l’Intérieur du ministère de l’Intérieur

Les Troupes de l’Intérieur (TI) sont les héritières du corps spécial de la gendarmerie créé en 1817 par le tsar Alexandre Ier pour suppléer la police et les unités de cosaques. Leur rôle est d’aider les autorités dans « l’exécution des lois, des décisions judiciaires, la capture des malfaiteurs » mais aussi d’interdire les rassemblements de personnes, de protéger les manifestations publiques autorisées, d’assurer l’escorte de détenus, la protection du Trésor, le secours en cas d’incendie ou d’inondations.

En 1826, à la suite de l’insurrection décabriste, le nouveau tsar, Nicolas Ier, réorganise la chancellerie de l’Empire et crée la célèbre 3e section qui regroupe une organisation de renseignement politique et la Direction Centrale de la Gendarmerie ? C’est Alexander von Benckendorf, nommé à la tête de la gendarmerie, qui va entièrement organiser ce corps de 1827 à 1846. En 1836, il crée le Corps de Gendarmerie Autonome (OKG), avec un état-major central et 7 districts territoriaux. En 1861, une gendarmerie spécialisée, la Direction de la Gendarmerie Ferroviaire (GPU) est créée au sein de l’OKG. Mais il faudra attendre 1871, le texte réglementaire sur « Les règles de procédure du Corps de Gendarmerie dans les enquêtes criminelles » pour voir les gendarmes officiellement intégrés dans les procédures judiciaires.

Après la révolution de 1917, l’OKG, très impliquée dans le renseignement politique, est dissoute et remplacée, pour faire face aux nécessités de la sécurité intérieure, par des troupes réorganisées à maintes reprises sous différents noms (Vohrah, VNUS - ВЧК - OGPU - NKVD), mais leurs objectifs restent identiques.

Les TI prennent dorénavant part à la protection de l’ordre public en zone urbaine, à la répression des actes de criminalité, à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme politique et à la prévention des conflits ethniques. Elles demeurent fortement engagées dans le Caucase. Elles ne possèdent toutefois pas de compétences judiciaires juridictionnelles. En 2004, les forces spéciales des TI ont participé à l’opération de libération les otages dans l’école numéro 1 de Beslan (Ossétie du nord) avec les forces spéciales du FSB. La devise des TI est : «Честь, отвага, мужество!/Honneur, Bravoure, Courage ! »

Retour en haut
Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG