Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
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Articles et communications


Joseph Plique (1866-1949)

Le 31 juillet 1801, est créé le premier commandement supérieur au sein de la gendarmerie sous la forme d'un État-Major général, articulé autour d'un premier inspecteur général. Ce poste – occupé par le maréchal Moncey entre 1801 et 1815, puis par le général Savary durant les Cent-Jours – centralise pour la première fois le pouvoir dans les mains d’un seul homme.
Sous la Seconde Restauration, l’inspection générale est rayée d’un trait de plume le 24 juillet 1815. Diluée au sein de l’organigramme du ministère de la Guerre, la gendarmerie ne dispose plus d’organe véritablement structuré lui permettant de dialoguer avec les élites administratives et politiques du pays.

Créée le 16 février 1918, une direction (à partir du 31 juillet 1920), dirigée par le colonel Joseph Plique est enfin mise sur pied. Ce dernier, affecté au 156e régiment d’infanterie, rejoint la Garde républicaine en 1893, prend le commandement de la 12e légion à Limoges en juillet 1917, avant d’être désigné à la tête de la gendarmerie. Le colonel Plique organise dans un premier temps son administration en instaurant un bureau technique s’occupant de la mobilisation et de la partie militaire, un bureau du personnel gérant les carrières et une section administrative chargée de la solde et de l’assiette des brigades.
 
Cette nouvelle organisation permet surtout d’améliorer la condition des gendarmes et de poursuivre une politique d’émancipation. Les changements apportés au lendemain de la guerre sont fondamentaux pour l’institution et les hommes.
Le colonel Plique parvient à obtenir une augmentation des soldes, des retraites et de nombre de médailles militaires. Plus encore, le rang de sous-officier est désormais attribué aux gendarmes – considérés jusque-là comme des hommes du rang –, ce qui renforce considérablement l’autorité dont ils disposent sur la troupe.
Sur le plan institutionnel, la sous-direction prépare le retour de brigades en Alsace-Lorraine, elle coordonne l’envoi de détachements pour occuper la rive gauche du Rhin, et organise la création de l’école d’officiers et d’aspirants de Versailles, qui précède l’EOGN à Melun, le 31 décembre 1918.
 
La sous-direction, instaurée initialement pour la durée des hostilités, est supprimée le 15 février 1920, mais elle est remplacée le 31 juillet, par une direction au sein du ministère de la Guerre, qui reçoit l’appellation de 13e direction.
Le poste de directeur est attribué au colonel Plique, qui poursuit une politique d’innovation en contribuant à la création des pelotons mobiles de gendarmerie le 22 juillet 1921. Pour la première fois en France, des unités spécialisées dans le maintien de l’ordre sont chargées de gérer les conflits sociaux et politiques dans un cadre républicain.

Souhaitant occuper un commandement actif, le colonel Plique quitte la direction le 25 juin 1922, après avoir assuré deux mandats très productifs salués par le cabinet du ministre. Il est alors nommé commandant
du deuxième secteur de la gendarmerie à Tours, avant d’être promu général de brigade le 24 juin 1923, puis placé en situation de réserve le 1er décembre 1926.
 
Fervent zélateur de l’histoire, il souhaitait que l’enseignement de cette matière dans les écoles de la gendarmerie puisse permettre aux élèves de « méditer sur les leçons de l’histoire ».
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